Lake Toba – Padang

Lundi 12 juin, 8h du matin, nous attendons le seul bus de la journée partant de Berastagi pour Pangururan sur le lac Toba, le plus grand lac d’Asie du Sud Est.
Lorsque le bus arrive, il ne reste que 2 places et nous sommes 4. Qu’à cela ne tienne, hop, 2 places de plus se créent par magie! On se retrouve à 4 à l’arrière du mini-bus où même nous qui ne sommes déjà pas bien grands avons les genoux dans le menton. 4h de bus à ce régime et nous sommes heureux d’arriver et d’enfin sentir le sang circuler dans nos pieds. Nous prenons ensuite un petit bus local qui fait le tour de l’île de Samosir pour nous emmener dans le petit village de Tuk-tuk où nous trouvons sans difficulté une petite guesthouse sympa avec notre petit bungalow de style Batak. Dès notre arrivée, nous faisons un tour de Tuk-tuk. Le village semble constitué presqu’exclusivement de guesthouses. On y croise quasi-personne. C’est vraiment très très calme.

Il existe un trek qui permet de traverser l’île de Samosir, nous décidons de le faire dès le lendemain mais un gros rhume et le temps mitigé nous convaint de rester une journée à nous reposer. Promis, cette fois, on avait décidé de ne vraiment rien avoir à dire de notre journée sur le blog. Ben non, et c’est tant pis pour vous, vous aurez de la lecture! 😉 Après une bonne grosse sieste, nous sommes allés nous installer à la terrasse d’un café-restaurant au bord de l’eau avec WiFi gratuit. On y est resté 8h à rattraper les quelques petites choses qu’on avait encore à faire sur le net. On en a profité pour faire notre déclaration d’impôts! C’est le genre de choses vraiment bizarre à faire à l’autre bout du monde dans un décor paradisiaque. Et pour fêter ça, nous avons gouté un café local. Pas n’importe lequel, du “prime Luwak coffee”, du café arabica qui est passé par le système digestif d’une civette avant torréfaction. C’est pas donné, 7 euros la tasse, mais il fallait bien essayer. C’était vraiment très bon. Un café sans aucune amertume et très parfumé. On a même eu envie d’en acheter pour en ramener. On pensait pouvoir l’acheter moins cher puisqu’il n’est produit qu’à une dizaine de km de là mais en fait, la rareté fait qu’il est vendu aussi cher ici qu’en Occident (89$ les 100g).

Mercredi, nous partons donc finalement pour la traversée de l’ile en début d’après-midi. Le patron de la guesthouse nous avait prévenu que le chemin n’avait pas été nettoyé depuis longtemps et qu’il y avait beaucoup d’herbe sur le passage d’après des voyageurs qui avaient fait le trek quelques jours plus tôt. Nous faisons donc en sorte d’avoir les jambes bien protégées des ronces. Une fois sur place, c’était déjà un exploit de trouver le début du chemin. Heureusement, on croise d’abord un homme qui casse des pierres et ensuite un fermier qui nous indiquent un chemin sur la droite parmi les dizaines de chemin sur notre droite qui ne mènent nulle part. Et effectivemt, beaucoup de végétation sur le chemin mais beaucoup plus haute que prévu, on doit lever les bras pour se protéger le visage en avançant. Après 10 minutes de marche, mes bras et mes joues sont griffés et me brûlent terriblement. Heureusement, Laurent avait prévu des T-shirts manches longues. J’en enfile un. La montée sera alors plus agréable mais marcher comme ça est assez fatigant. Après environ 2h de marche, on arrive à un plateau avec moins de végétation, surtout des buissons assez bas. De là, on a une belle vue sur le lac. Mais pour arriver au village en haut de la montagne, il y a encore une montée assez raide à travers une forêt de pins. Et là, on commence par suivre un chemin puis on se rend compte qu’il ne mène nulle part, puis un autre et encore un autre… on se rend compte que souvent, ce sont juste des traces laissées par des buffles. Après une heure à errer comme ça, on décide de rebrousser chemin plutôt que de se retrouver perdus dans la forêt à la tombée de la nuit. De retour à la guesthouse, on apprendra que c’est déjà arrivé à d’autres touristes. Ce mercredi, c’était la Full Moon Party mais nous avons préféré voir des dances batak traditionnelles. Un restaurant à 100m de notre hôtel offre un spectacle 2 fois par semaines. Arrivés devant le restaurant, nous nous rendrons compte que nous sommes les seuls touristes à avoir fait ce choix. Comme nous ne voulions pas nous retrouver seuls avec les musiciens, nous retournons manger à notre hotel. Sur le chemin, on nous a proposé au moins à 3 reprises des “Magic Mushrooms”. Vous savez qu’on adore gouter les spécialités locales… mais bon, faut pas pousser… déjà 2 bouffées de cigarette et je suis malade… alors je préfère me méfier de ce genre de choses… Ceci dit, un groupe de jeunes à notre guesthouse s’était visiblement laissé tenter. Ca avait l’air de leur faire pas mal d’effet. C’était parait-il très drôle…. pour eux. Pour nous, on avait juste droit au spectacle désolant d’un groupe de jeunes qui hurle des insanités.

Jeudi, nous allons voir le musée Batak de Simanindo et la tombe du roi Sidabutar à Tomok. Nous prenons d’abord le bus local pour Simanindo. D’après le guide Lonely Planet, le musée est une maison Batak rénovée. Je ne sais pas de quand date l’information mais elle était en bien piteux état. Dedans, plusieurs objets poussiéreux dans des vitrines sales. Parfois il y a des légendes en anglais… difficilement déchiffrables mais l’effort nous a valu quelques bons fou-rires. Légende sous un couteau: “This is a kind of knife that can be used to cut some things”. Toutes un peu dans ce goût-là mais la meilleure était quand même celle sous une statue en pierre, je cite texto: “a kind of statue and made of stone which contains with the ash of body used to ward off misfortune and also can be used to kill some one”. Nous prenons ensuite le bus local pour Tomok. Sur le bord de la route, nous achetons des petites mangues qu’ils cultivent ici. A Tomok, nous trouvons effectivement un tombe et quelques statues en pierres autour. On a pas vraiment plus d’explications… Nous faisons ensuite les 5km qui nous séparent de Tuk-tuk à pied puisqu’il n’y a plus de bus après 17h.

Vendredi matin, retour à notre point WiFi pour préparer notre prochaine destination: Padang et, surtout, les îles Mentawai. Evidemment, le WiFi ne fonctionne pas… “à cause du temps” dit la serveuse. Et là, on regarde autour de nous et on voit un magnifique ciel bleu et pas un poil de vent… Allez comprendre! On nous a déjà fait le coup à Bukit Lawang… “il a plu à Medan [ndlr:à 100km de là] hier soir”. Enfin bon… à 14h, nous prenons le bateau pour Parapat. Après une demi-heure de bateau, on prend un minibus pour le terminal des bus. Nous arrivons bien trop tôt pour notre bus de 17h qui aura 1h de retard. Le bus est plein, nous avons réservé les 2 dernières places disponibles, au fond du bus, les seules dont le dossier n’est pas inclinable. Le sol est jonché de caisses par terre et nous marchons dessus pour arriver à nos sièges. Ces 18h de bus jusqu’à Padang seront interminables. On aura beaucoup de mal à s’endormir sur ces sièges. La route fait constament des lacets et est par endroits quasi-inexistante. Vers minuit, d’ailleurs, le chauffeur demandera à tout le monde de sortir du bus pour un passage difficile. Nous marchons à peu près 200m avant de reprendre le bus et continuer le voyage. Les nids de zébus malgaches sont finalement des nids de poussinettes à côté de ça.

Nous arrivons le lendemain, samedi 17 juin à midi à Padang. On esquive quelques taxis, et attrapons un petit bus pour le centre ville. Nous trouvons une guesthouse repérée sur le net. On a bien quelques adresses sur notre guide mais un tremblement de terre a rasé une bonne partie de la ville en septembre 2009 et les hôtels référencés ont soit changé d’adresse, soit n’existent plus. C’est incroyable ce que les hotels à Padang sont chers. On paie 3 fois plus ici pour une chambre que ce qu’on a payé jusque là en Indonésie. Du coup, on a pris 2 places en dortoir. Puis nous sommes sortis faire quelques courses pour préparer notre séjour sur les iles Mentawai. Nous devrions partir lundi 20 juin et revenir samedi 25 juin pour 2 nuits sur le ferry et 4 jours de trek. On n’a pas encore acheté nos billets mais ça ne devrait pas poser de problème… Inch’Allah!

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4 Responses to Lake Toba – Padang

  1. Un inconnu says:

    Pour information, on peut acheter du prime Luwak coffee (ou un équivalent) au Bon Marché dans le 7e. Ou comment profiter des douceurs de l’Orient sans en supporter les rigueurs.

  2. isabelle says:

    J’espère que vous allez bien et que votre petit trek c’est bien passé!
    bises , le devoir m’appelle, un de mes 4 estomacs est vide…;
    Bises

  3. tiffanie garofalo says:

    JE CONFIRME JE VIENS DE FAIRE CES 18H DE MINI BUS AUJOURD HUI MEME AVEC MON HOMME ET C’EST TT A FAIT L HORREUR
    ON NE DORT PAS
    J AI UNE DIZAINE DE BOSSES SUR LA TETE ET AU FRONT AVEC TOUS LES CRATERES DE LA ROUTE
    POUR CEUX MALADES EN MONTAGNES C’EST LE CAUCHEMAR…
    MAIS CA SERA UN BON SOUVENIR MALGRE TOUT ^^

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