La Paz: Coroicouac du nouvel an

Jeudi 29 décembre:
C’est l’anniversaire de Laurent! Nous arrivons à La Paz à 6h30. Nous avons réservé dans un charmant petit hôtel: Residencial Latino. On se repose un moment avant d’aller faire un tour dans le centre. Nous avons décidé pour fêter l’annif de Lo de nous offrir un bon petit déjeuner. Nous allons donc profiter du petit-déjeuner buffet du Rosario: un très beau p’tit dej’ avec fruits frais, viennoiseries, œufs, jambon, etc. Sur le chemin du retour, nous passons par le Witch market où nous voyons des piles de fœtus de lama séchés. On visite ensuite le Musée de la coca. Les infos sont présentées avec un parti pris en faveur de la consommation de la feuille de coca, rien d’étonnant à ça… Par moment c’est un peu caricatural tout de même, et ça frise parfois la propagande (genre “regardez toutes les merveilles que les sud américains ont accomplis grâce à la coca, alors que les occidentaux n’en ont tiré que addiction, violence, etc.”). Malgré cela ça reste intéressant. On apprend entre autre que le coca-cola a en réalité été inventé par un Corse (Angelo Mariani crée en 1863 le vin Mariani, un breuvage à base de vin de Bordeaux additionné de feuilles de Coca qui sera ensuite copié par un pharmacien d’Atlanta. Ce dernier créa une version non alcoolisée suite à l’interdiction de l’alcool dans ce compté.). La visite se termine par une petite dégustation au café du musée: biscuits et café, aromatisé à la coca évidemment! On fera ensuite un petit tour des agences proposant la descente de la route de la mort à vélo. On hésitera longtemps. Le temps n’est pas terrible; c’est relativement cher; et comme je ne suis pas une grande fan de vélo à la base… je redoutais de passer une journée de vélo sous la pluie. On décidera finalement de ne pas la faire. Le soir, nous allons prendre un bon petit dîner au resto Angelo Colonial. En rentrant, nous passons par la Basilique San Francisco.

Vendredi 30 décembre:
Ayant entendus pas mal d’avis de voyageurs nous décrivant Coroico comme un petit paradis dans les yungas, plein de petits hôtels pas chers, nous décidons d’aller y passer les 3 prochains jours. Nous prenons un mini-van vers 10h du matin. Nous passons sur la nouvelle route, celle qui remplace la “route de la mort”. Elle n’a rien de dangereux et les vues sont très belles, quand elles ne sont pas bouchées. Au début de la route, nous croisons les courageux qui ont choisi de faire la descente à vélo. Il y a un brouillard très dense, les voitures ne les voient qu’au dernier moment pour dépasser, et il y a une pluie torrentielle. Encore une fois, je suis vraiment très contente de notre choix. Nous arrivons à Coroico vers midi. Nous nous arrêtons un moment pour déjeuner. Nous sortons ensuite chercher un hôtel. Il se met à tomber des cordes. Nous resterons une bonne demi-heure à attendre à l’abri que ça s’arrête. Les ruelles de la ville deviennent des torrents d’eau boueuse. Nous passerons 3h à faire le tour des hôtels: tout est complet ou ils ont plus que doublé leur prix pour le nouvel an. A 16h, crevés et dépités, nous décidons de rentrer à La Paz. Nous retrouvons notre petit hôtel sympa, et heureusement nous arrivons juste à temps pour prendre la dernière chambre disponible pour les deux prochaines nuits!

Samedi 31 décembre:
A la veille du nouvel an, nous bravons le mauvais temps pour aller voir la ville depuis le Mirador Killikilli. La Paz est la capitale la plus haute du monde et a la particularité d’être construite dans un canyon, ce qui donne une chouette impression lorsqu’on descend d’un coté du canyon, et qu’on voit la ville “remonter” de l’autre. Nous faisons ensuite à nouveau un tour en ville, voir la Plaza Murillo. Nous rentrons un moment à l’hôtel pour fêter le nouvel an avec les amis et la famille via Skype à minuit heure franco-belge. La communication n’était vraiment vraiment pas évidente mais ça nous a fait plaisir de trinquer virtuellement avec Paris. Pour fêter ça dignement à La Paz, nous avons réservé une table au Pan de Oro. Quand nous arrivons à 20h30, nous nous rendons compte qu’il n’était vraiment pas nécessaire de réserver. Il n’y a que 2 tables de prises. On goutera la fondue bourguignonne de lama accompagnée d’un vin local (campos de solana). Je prends décidément gout au lama. C’est vraiment très bon! Le patron est venu nous voir à la fin du repas pour savoir ce qu’on pensait de sa fondue. Il parlait français et avait eu sa “recette” de la fondue d’un ami français. Une bien sympathique soirée pour terminer l’année.

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